Après des siècles de domination masculine que même de moins suffragettes auront noté, d’ou pouvait parfois émerger une étoile filante comme une Artemisia Gentileschi au XVIIe, qui certes avait le caractère un peu ombrageux et vous décollait au choix un saint Jean Baptiste ou un Holopherne d’un coup de pinceau vengeur…

Une Elisabeth Vigée Lebrun au XVIIIe dans un genre beaucoup plus calme avec ses portraits de cour au charme mesuré.

Une Berthe Morisot au XIXe dotée d’une belle touche énergique mais cantonnée à la célébration de sujets sans conséquence, jardins , enfants…

Voici qu’a présent nos cours de peinture sont presque exclusivement fréquentés par des femmes, bien qu’il subsiste un faible quota d’homme que nous choyons à grand renfort de gâteaux et d’apéro pour maintenir un semblant de parité… Aussi nous ne sommes pas rancunières et contrairement à Jean-Léon Gérôme qui interdisait son atelier au beau sexe (ou seulement en tenue d’Eve pour y dévoiler son anatomie…), c’est avec bonheur que nous accueillons Pitt, Dan, Paul, Mitch, Gino et Jean Pierre qui assurent avec brio le contrepoint masculin et à qui, bonnes filles, nous ne demandons pas de se déshabiller pour être admis à peindre en notre compagnie !

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